L’Europe jette les bases d’un futur marché unique numérique
La Commission européenne a l'intention de faire pression en faveur d'une réforme ambitieuse de la réglementation européenne en matière de télécommunications, ainsi que de revoir la directive sur les satellites et les câbles afin d'évaluer si son champ d'application doit être étendu aux diffuseurs de transmissions en ligne.
La Commission européenne est prête à définir la stratégie pour parvenir à un marché unique numérique en Europe d’ici fin 2016. L’objectif de ce marché unique numérique est d’abattre les barrières réglementaires et, enfin, de passer de 28 marchés nationaux à un marché unique. La Commission estime qu'un marché unique numérique pleinement fonctionnel pourrait générer environ 415 milliards d'euros par an et créer des centaines de milliers de nouveaux emplois.
La stratégie comprend un ensemble de 16 actions à réaliser d'ici fin 2016. Elle repose sur trois piliers : un meilleur accès des consommateurs et des entreprises aux biens et services numériques dans toute l'Europe ; créer les conditions adéquates et des conditions de concurrence équitables pour que les réseaux numériques et les services innovants puissent prospérer ; et maximiser le potentiel de croissance de l’économie numérique.
L'une des propositions consiste à mettre fin à la géolocalisation injustifiée, une pratique discriminatoire utilisée pour des raisons commerciales, lorsque les vendeurs en ligne refusent aux consommateurs l'accès à un site Web en fonction de leur emplacement ou les redirigent vers un magasin local proposant des prix différents.
La Commission fera également pression en faveur d'une législation européenne sur le droit d'auteur plus moderne, y compris des propositions législatives visant à réduire les différences entre les régimes nationaux de droit d'auteur et à permettre un accès en ligne plus large au contenu culturel dans toute l'UE.
Il vise également à réexaminer la directive sur le satellite et le câble afin d'évaluer si son champ d'application devrait être étendu aux diffuseurs en ligne et d'explorer les moyens d'améliorer l'accès transfrontalier aux services de radiodiffusion en Europe.
La Commission présentera une réforme ambitieuse de la réglementation européenne en matière de télécommunications et révisera le cadre des médias audiovisuels pour l'adapter au 21e siècle, en se concentrant sur le rôle des différents acteurs du marché dans la promotion des œuvres européennes (diffuseurs TV, fournisseurs de services audiovisuels à la demande,…).
De plus, il analysera de manière exhaustive le rôle des plateformes en ligne (moteurs de recherche, réseaux sociaux, magasins d'applications,...) sur le marché.
Enfin, il proposera une « initiative pour la libre circulation des données européennes ». Les services sont souvent entravés par des restrictions sur la localisation des données, restrictions qui n'ont souvent rien à voir avec la protection des données personnelles. En outre, la Commission lancera une initiative « Cloud européen » qui comprendra la certification des services cloud, le changement de fournisseur de services cloud et un « cloud de recherche ».
Réaction AMÉTIQUE
AMETIC, Association multisectorielle des entreprises espagnoles d'électronique, de technologies de l'information, de communication et de contenu numérique, a hautement apprécié l'initiative de la Commission européenne visant à réaliser un marché unique numérique comme stratégie fondamentale pour améliorer la compétitivité de l'Union européenne.
AMETIC partage la vision de la Commission selon laquelle il est nécessaire de continuer à évoluer vers un marché unique numérique où tout ce qui est possible dans le monde physique est également possible dans le monde numérique. En ce sens, AMETIC soutient un modèle de croissance durable à travers la transformation numérique de tous les secteurs productifs et de l'administration publique elle-même, basée sur l'innovation, la connaissance et l'investissement. « Notre secteur est prêt à soutenir le processus », déclare de Riva.
AMETIC est d'accord avec la Commission européenne sur le fait qu'il est essentiel de se concentrer sur les trois domaines d'action indiqués et reconnaît les efforts de cette institution pour lancer différentes initiatives visant à atteindre les objectifs au cours des années 2015 et 2016.
Cependant, AMETIC souligne que, étant donné que nombre de ces initiatives doivent faire l'objet d'un développement ultérieur, il est essentiel d'accélérer leur mise en œuvre effective tout en optimisant la sécurité juridique des différents agents impliqués, pour laquelle il est essentiel d'assurer le respect des calendriers établis, le suivi continu de l'état réel des mesures à adopter et de promouvoir la participation du plus grand nombre possible d'acteurs, une tâche dans laquelle AMETIC s'engage à continuer de collaborer comme elle l'a fait jusqu'à présent en tant que référence pour l'écosystème des TIC en Espagne.
De l'avis d'AMETIC, le Gouvernement et le régulateur doivent orienter leurs actions vers une mise en œuvre agile du marché unique numérique et vers des politiques qui favorisent la croissance du tissu industriel espagnol, en tenant compte des grandes et des petites entreprises, en tenant compte du fait que la régulation est un moyen et non une fin en soi et dont l'objectif doit être de maintenir des marchés actifs, durables et en croissance qui profitent aux consommateurs et garantissent l'innovation, le déploiement d'infrastructures et la génération d'emplois.
Le marché unique numérique sera à l'ordre du jour du Conseil européen des 25 et 26 juin 2105.
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